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La métacritique des arts n'apparait sous
cette forme claire ni auparavant ni plus
tard. Cette métacritique des arts devra étre
distinguée des conceptions positives de la
philosophie de l'art et de l'immense quantité
des réflexions sur la philosophie des arts
tant selon les époques que selon des contenus.
En plus, il faut tenir compte du fait que
le philosophe qui va XX en sujet de l'art
excellait par ses talents extraordinaires
de poéte et de compositeur. Une analyse extrémement
complexe qui tient compte de tous les aspects,
est nécaissaire pour juger ce que cela signifie
si l'on dit que la Carmen de Bizet est absolument
supérieure aux opéras de Wagner. Les difficultés
spéciales que trouvait Nietzsche au jugement
esthétique ne retiennent donc pas bien des
interprétateurs de considérer tout Nietzsche
comme un philosophe des arts, plus précisement
comme le philosophe des arts qui transmet
de n'importe quelle facon la totalité des
problémes philosophiques aux arts. C'est
une tendance étendue et renommée de la littérature
sur Nietzsche, dont l'histoire interne et
autonome ne sera pas ici détaillée, compte
tenu du volume de cet exposé. Nous pourrons
nous référer quand-méme au "topos"
généralement connu et répandu que Nietzsche
est le philosophe des arts. C'est justement
l'herméneutique moderne, la tendance philosophique
récente qui affirme le caractére essentiellement
esthétique de la philosophie de Nietzsche.
Afin de trouver le fondament du systeme de
pensée de Nietzsche sur les arts, il faudra
encore y ajouter deux découvertes des domaines
de l'esthétique, de la philosophie des arts,
et de la sociologie des sciences, tous étant
d'importance épochale, la premiére définition
de grande envergure de la décadence, ainsi
que la description du phénoméne de l'esthétisation
de la realité, ce qui est connu et identifié
par la récente conscience collective philosophique,
surtout par Walter Benjamin sur la base de
l'activité du fascisme visant a esthétiser
la politique.
Tous ses aspects pourront
éventuellement
sensibiliser la complexité
spécifique des
relations de Nietzsche
á l'esthétique. Il
est evident que nous tachons
de simplifier
cette étude, tout en nous
approchant de l'objectif
principal et en reconstruisant
la métacritique
de Nietzsche sur les arts.
Parmi les intentions
positives de Nietzsche
envers les arts, nous
représentons d'une maniére
plus détaillée
la conception de l'art
du jeune Nietzsche
exprimée dans la Naissance
de la tragédie,
car c'est cette philosophie
de l'art qui
a fait naitre les positions
fondamentales
dominant jusqu'á présent.
Lorsqu'on traite
la philosophie positive
des arts du jeune
Nietzsche (sur la base
de la Naissance de
la tragédie), puis quand
on analyse l'esthétique
de la période ultérieure
de Nietzsche (sur
la base de Humain, trop
humain), et quand
on procéde á l'analyse
de la métacritique
de Nietzsche sur les arts
tout en juxtaposant
les deux oeuvres, nous
sommes conscients
dans la plus grande mesure
du fait qu'aucune
de ces ouevres ni de ces
époques, ni de ces
conceptions n'épuise complétement
les intentions
de Nietzsche envers les
arts. Ce fait ne
crée aucune équivalence
entre les différentes
époques et conceptions
et il ne peut annuler
l'importance decisive de
Humain, trop humaine.
La découverte de la métacritique
de Nietzsche
sur les arts peut étre
considérée comme une
totalité méme dans le cas
ou l'on ignore
plusieurs interdépendances
de la philosophie
et de l'art de Nietzsche.
Cela signifie des
lacunes tout au plus quant
á la totalité
de l'oeuvre de Nietzsche,
mais pas du tout
du point de vue de la métacritique
des arts.
Il en dérive que nous ne
considérons pas
Nietzsche comme le philosophe
des arts.
La philosophie du jeune
Nietzsche est sans
doute centrée autour de
l'art. Cette philosophie
doit étre comprise en deux
sens. Notamment,
d'une part il y va d'une
théorie esthétique
compléte quant au contenu,
cette théorie
ayant une importance du
point de vue de la
théorie de l'existence,
c'est pourquoi elle
revete une importance philosophique.
Dans
ce premier sens, il n'est
pas incorrect de
supposer que la philosophie
des années juvéniles
de Nietzsche soit identique
á l'esthétique.
D'autre part, la philosophie
de l'art du
jeune Nietzsche est á plusieurs
points de
vue supérieure á l'esthétique
ou á la philosophie
des arts au sens moderne.
Ce fait méme rend
la thése citée également
dans le cas du jeune
Nietzsche, sans mettre
en doute le contenu
objectif de celle-ci. Il
nous faut penser
á l'importance substantielle,
grecque des
arts, lorsque une oeuvre
faite par une communauté
signifie la constitution
de l'État-ville
respectif, et c'est la
pratique artistique
commune-communautaire (bien-sur,
pas seulement
artistique) qui crée la
communauté. L'art
est d'emblée une politique,
et si l'on suit
ce fil, une grande oeuvre
constitue une forme
organique et évidente méme
des représentations
éthiques de la communauté.
La philosophie
des arts des années juvéniles
de Nietzsche
s'appuies sur des fondements
grecs, et c'est
sur cette base grecque
que deviendront actuelles
les imaginations esthétiques
de la philosophie
classique qui contribuent
á former une communauté,
et cela se fait d'une maniére
isomorphe et
peut-étre parfois inconsciente
aux yeux de
jeune Nietzsche. Le jeune
Nietzsche posséde
donc d'une théorie esthétique
pouvant étre
reconstruite. Il est quand-méme
au moins
également important du
point du vue de la
théorie et de l'histoire
que la philosophie
des arts soit a certains
points de vue supérieure
a la philosophie des arts.
La substantialité
de l'art qui s'est révélée
"classique"
et décisive dans la philosophie
allemande
classique aussi renait
par cela. C'est la
double racine de Nietzsche
qui fait dés les
débuts extrémement difficile
d'interpréter
d'une facon unique la philosophie
des arts
de ses années juvéniles.
Il est en effet
trés rare dans l'histoire
de l'art qu'un
philosophe qui se prononce
pour une vision
substantielle des arts
soit lui-méme un poéte
extrémement doué, prémoderne
au moins, un
compositeur génial et un
esthéte érudit,
conscient et nuancé á tous
les points de
vue. Ce n'est pas encore
un probléme théorique
en soi, il ne s'agit que
d'enregistrer un
état spécial. C'est justement
á partir de
la deuxiéme moitié du XIXéme
siécle que ces
dex qualités ne marchent
guére de pair, qu'elles
apparaissent souvent comme
des adversaires,
des alternatives. Le point
de vue de l'artiste-esthéte
représente á cette époque
la tendance antibourgeioise
centrée autour du présent
et des arts qui
met en doute les fonctions
sociales des arts
d'une facon emancipative
et a priori. Il
est facile d'étre convaincu
que la position
de l'esthéte ne se rapproche
méme pas de
la substantialité grecque
ou de celle de
Nietzsche. Les courants
artistiques et esthétique
de la fin du siécle se
traduisent directement
par le fait que méme de
l'autre coté il devient
clair et évident que de
rapprochement n'a
pas lieu; si l'on examine
les réflexions
esthétiques ou artistiques
les plus différentes
de cette époque, réflexions
qui déterminent
- indirectement aussi -
des liens substantiels
et des taches substantielles
pour l'art,
il faut constater qu'y
manquent absolument
l'esthéticisme et l'intention
de nuancer
les puissances internes
et intenses de l'art,
ainsi que d'augmenter la
sensibilité de celui-ci.
Un grand artiste et un
esthéte (pris aux
deux sens du mot) ne se
réfléchissent guére
á cette époque dans les
catégories de la
substantialité temporelle
de l'art, et ceux
qui propaguent les conceptions
de la substantialité
temporelle sont eloignés
de tout esthéticisme
conforme aux notions de
cette époque. La
position prise par Nietzsche
entre ces deux
conceptions artistiques
différentes l'une
de l'autre a du avoir pour
l'effet qu'aucune
des grandes traditions
n'a pu s'identifier
aux vues de son prédécesseur
sans le grand
nombre et l'intensité des
impulsions dérivant
des pensées et suscités
par la pratique artistique
contemporaine et par l'esthétique.
La philosophie
des arts des années juvéniles
de Nietzsche
est, gráce á l'arsenal
de portée classique
- de la grande oeuvre,
destinée á formuler
les plus grandes questions
tant de la société
que de l'homme. L'humanité
(la société) est
representée par un protagoniste
dignement
créé. La catarsis ouverte
et unanime, la
thématisation du genre
humain, l'art qui
respecte les traditions
internes de la forme
articulatrice du genre
humain, ainsi que
la conception quasi-religieuse
de l'art sont
indispensables dans son
art. Cet idéal classique
se rapproche en plusieurs
endroits de la
conception artistique et
esthétique de la
philosophie classique allemande.
L'action
révolutionnaire de Nietzsche
était justement
en train d'étre renouvelée
par la vitalité
de la tradition et elle
ne se dirigeait pas
contre la tradition, mais
contre le caractére
académique que revét peu
á peu et de facon
inapercue la tradition
et contre l'épuisement
de la force interne de
celle-ci, lorsque
l'auteur a voulu rendre
cet idéal classique
de l'art approprié á exprimer
les contenus
dionysiens, et elle a levé
la problématique
de Dionysos sur l'échelle
des dimensions
de la philosophie d'existence
(bien-sur,
selon les conceptions directrices
de l'époque
et non pas d'une maniére
rétrospective de
la part des existentialismes
ultérieurs).C'est
compte tenu des contenus
tant esthétiques
que de la philosophie des
arts que l'idéal
classique des arts s'était
recrée dans la
conception des arts du
jeune Nietzsche. Avant
d'analyser la métacritique
de Nietzsche pratiquée
par lui á une époque de
sa maturité philosophique
sur les arts, il faut renvoyer
á un composant
de la philosophie des arts
du jeune Nietzsche
qui constitue un lien logique
entre, de une
part, la philosophie des
arts, formée pendant
les années juvéniles et
la métacritique d'autre
part, qui est indispensable
également pour
la compréhension de la
conception juvénile
de Nietzsche.
Les essentiel heuristique
des arts correspondait
á la fonction de la science
dans une mesure
telle que la nouvelle création
esthétique
du monde satisfaisait simultanément
aux critéres
de l'exigence scientifique
grecque aussi.
La philosophie des arts
du jeune Nietzsche
conserve de sa propre maniére
le moment grec,
car s'est justement lors
de la reconstruction
du principe de Dionysos
que Nietzsche n'aura
pas á quitter l'interrelation
intiale. L'art
est d'emblée, en tant que
la recréation esthétique
du monde, une certaine
interprétation du
monde, tandis que l'esprit
scientifique grec
la considére également
comme une interprétation
du monde étroitement liée
aux arts. Sur ce
fonds-lá les arts et les
sciences se rapprochent
considérablement, et Nietzsche
intégre cette
conception dans sa vision
philosophique des
arts. La science devient
d'ailleurs une objectivation
sur la base de laquelle
nait la métacritique
de Nietzsche sur les arts.
La métacritique des arts
est appuyée sur
la nouvelle vision de la
science, mais d'une
maniére extraordinaire
qui n'a pu étre imitée
et revelée jusqu'á présent.
Malgré les impulsions
scientifiques apparaissant
consécutivement
aux inommbrables contenus
et courants qui
exercaient une influence
sur la vision artistique,
sur les principes et les
procedures, la structure,
les sujets, et peut-étre
sur les moyens d'expression
de l'art, la métacritique
d'arts n'a rien
á voir dans le cas de Nietzsche
avec l'infiltration
des contenus ou méthodes
de l'esprit scientifique
dans l'art.
L'esprit scientifique représente
pour Nietzsche
une importance des connaissances
tant sociologique
qu'historique. L'esprit
scientifique est
une nouvelle condition
vitale pour l'homme,
en tant que genre humain,
au sens de la "condition
humaine". Lorsqu'on
concrétise du point
du vue de la philosophie
de l'histoire, cela
signifie que la science,
devenue une nouvelle
condition de vie, consciente,
institutionnalisée
a lancé une nouvelle époque
de l'histoire
universelle qui annule
la vigueur des formes
préscientifiques antérieures.
Méme l'aspect
sociologique des sciences
est apparu lorsq'on
divise la philosophie d'histoire
en époques:
aprés ce tournant nait
la forme scientifique
de la science en tant que
la conscience "réelle",
et les objectivations des
grands hommes et
des grandes idées de jadis
perdront une valeur
différente et elles perdront
l'importance
qu'elles avaient auparavent.
L'essentiel
de l'idée de Nietzsche
revét intensément
un caractére hégelien é
ce point de vue:
la science en tant qu'une
construction récente
de l'histoire universelle
rejette la religion
et les conceptions éthiques
qui s'y appuient,
et elle rejette l'art aussi!
La métacritique
des arts est donc basée
sur la restructuration
des connaissances du genre
humain, et cette
métacritique tend tout
au fond á la philosophie
de l'histoire, á la sociologie
des sciences
lors de la concrétisation,
et elle ne procéde
pas d'une tendance esthétique
ou philosophique
d'arts. On se voit dans
une situation exceptionelle:
Friedrich Nietzsche élabore
une philosophie
des arts de grande envergure
et exercant
de considérables influences.
Cette philosophie
sera symbolisée par nous
dans cette étude
par La naissance de la
tragédie. Nous avons
exprimé que la conception
juvénile de philosophie
des arts de Nietzsche,
mise á part il est
lié á maintes reprises
á la création artistique,
aux arts, et á l'esthétique,
ainsi que Nietzsche
était un poéte d'importance
universelle et
qu'il était aussi réputé
en tant que compositeur
qui se rapprochait des
arts d'une maniére
différente due aus faits
méme. La métacritique
des arts de Nietzsche est
la critique des
arts d'un philosophe qui
- lorsqu'on emploie
le langage quotidien -
doit étre considéré
comme un esthéte génial.
C'est donc un esthéte
qui exerce une critique
surprenante sur les
arts, les arts deviennent
l'objet de la nouvelle
intention philosophique
dans la métacritique,
tandis que les intentions
antérieures relatives
aux arts resteront aussi
en vigueur dans
les contextes moins importants.
L'origine de la perfection
ne pose pas de
problémes á la conscience
esthétique, elle
formule pourtant une des
questions philosophiques
cardinales de l'analyse
des arts récemment
concue. Il en dérive que
celui qui se plait
á regarder l'ouevre artistique
parfaite,
ne se soucie pas d'apprendre
comment cette
oeuvre est née. La nouvelle
conscience adéquate
déterminée par l'esprit
scientifique ne pourra
pas garder cette imagination
sur la base
des stipulations initiales;
le nouveau domaine
de l'histoire de la naissance
des ouevres,
la nouvelle science de
la vision historique
positiviste, la généalogie
concrétement nommée
par Nietzsche comportent
la question, depuis
longtemps, de la création
d'une oeuvre parfaite
du point de vue esthétique.
D'une part on
trouve la pratique des
arts, ou le parfait
est considéré comme un
héritage de l'esprit
mythologique, d'autre part
on a la nouvelle
idée philosophique qui
examine tous les objets,
et également les grandses
oeuvres exclusivement
du point de vue des contextes
généalogiques.Il
dérive clairement de cette
juxtaposition
l'essentiel de la métacritique
des arts de
Nietzsche. L'approche ne
se borne pas au
domaine de l'esthétique
ou á la philosophie
des arts traditionelle,
mais elle projette
l'intention venue de la
généralisation philosophique
de l'esprit scientifique
contemporain aux
arts. Tout cela pourrait
satisfaire pour
donner le fondement de
la métacritique, mais
il y a une démarche importante
qui manque.
Ce sont les arts qui passent
- en tant que
quasi-incarnation de la
forme de conscience
devenue archaique - á la
nouvelle époque.
Méme alors que l'intention
métacritique,
modifié par la généralisation
de l'esprit
scientifique qui exerce
son influence, l'image
que s'était fait l'esprit
scientifique a
subi un changement inévitable.
Lorsque la
partie "condition
humaine" du systéme
de nouvelles conditions
ne peut pas interpréter
ses propres problémes de
la méme facon que
dans le passé, elle perd
logiquement la naivité.
La perspective du genre
humain changera donc,
dans laquelle et par laquelle
les arts existaient
en tant que dans uns ambiance
naturelle.
L'attitude naive de récepteur
sera décrite
directement par Nietzsche
en tant qu'un héritage
archaique: on a l'impression
que le Dieu
a facilement construit
une maison sur la
base de lourdes charges,
que l'ame s'est
enchantée dans la pierre,
etc. La vision
généalogique-positiviste
en donne directement
une qualification: "Il
parait étre sous
l'influence ultérieure
d'une ancienne sensation
mythologique" (1).
La parole "il
parait" de cette phase
ne devra pas
l'incertitude concernant
la réalité de la
constatation, mais elle
rend cette constatation
forcément relativisée,
car celle-ci ne pourra
jamais étre complétement
prouvée par les
faits, étant donné que
la constatation remonte
á l'époque préhistorique.
L'artiste confronté á cette
perspective changée
du genre humain, perd non
seulement sa naiveté
quant á l'essentiel fondamental
de son propre
étre, mais il doit choisir.
Ce choix - la
reconnaissance du róle
universel qu'il joue
dans l'histoire des arts
- constitue le réel
caractére récent de la
métacritique d'arts
de Nietzsche. L'intention
formulée par lui-méme,
et le changement de la
perspective entrainent
des conséquences. L'art
so voit confronté
aux situations spécifiques
qui ne provoquent
apparement directement
aucun aspect pratique
(de la philosophie des
arts ni esthétique).
Il a le choix: faire comme
si rien ne s'était
passé, notamment c'est
par son attitude,
par son image qu'il s'était
créé, resp. par
sa refléxion (et gráce
au précédent choisi
á l'aide d'une grande sensibilité
et des
connaissances profondes
et professionalistes
des arts) qu'il conserve
l'imagination relative
á une oeuvre artistique
parfaite qui avait
été créée par un travail
facile et complexe,
ou il fait semblant de
se dévoiler avant
les membres les plus sensibles
du public,
et il transforme radicalement
l'image devenue
presque mythologique des
créations artistiques
responsable du processus
de création. C'est
l'idée fondamentale de
la conception des
arts d'humain, trop humain.
C'est une métacritique,
car il exprime la nouvelle
position des arts
dans un univers dument
limité et suffisamment
déterminé du point de vue
de l'esprit, prenant
pour base une perspective
autonome. L'art
s'est transformé en une
forme archaique (on
n'emploie pas ce terme
décisivement á tous
les points de vue). Son
influence est due
considérablement á ce que
les attentes archaiques
continuent á exister dans
la nouvelle situation
aussi. Ce qui était encore
possible hier,
dans la période "naive",
se met
maintenant en doute. L'art
devra choisir
en ce qui concerne les
questions les plus
décisives du sort. Nietzsche
considére la
situation comme déjá décidée:
"L'artiste
sait que son oeuvre exerce
son influence
totalement, si elle provoque
la croyance
á l'égard de l'improvisation
(Improvisation),
de la naissance brusque"
(2). C'est
"la science de l'art"
qui aura
á lutter contre cette attitude
conservatrice
de la forme archaique et
d'articulation.
"Cette science de
l'art" n'est
naturellement identique
á aucune autre science
artistique, elle n'est
essentiellement que
la projection des exigences
mentales dérivées
du nouveau systéme scientifique
dans le domaine
de l'art. Il est aussi
certain que cette
question du tournant du
sort de l'art se
concrétise á certains endroits
- malgré son
caractére métacritique
- dans le développement
de l'art et de l'esthétique.
L'attitude artistique
appuyée sur l'influence
saisie ne pourra
étre surement imaginée
sans l'exemple de
Wagner, toute l'histoire
de l'improvisation
artistique qui s'est développée
á son époque
pourrait étre une illustration
simple des
contextes de la pensée
de Nietzsche. Plusieurs
artistes ont reconnu méme
l'importance décisive
de l'art qui prend place
parmi ces formes
contemporaines de la conscience,
il nous
suffit de penser á Kafka,
Brecht ou aux écrivains
du roman polyhistorique
(Musil, Broch).
Un élément critique relatif
á la nouvelle
situation de l'artiste
est contenu méme dans
la pensée contenant trois
objectivations
extrémement compliquées
(gnoseologie, esthétique,
et morale), ces objectivations
touchent la
morale de la connaissance
de la vérité. L'artiste,
en tant qu'un héritier
de l'ancien état,
insiste sur les conditions
spirituelles qui
se formulent dans la nouvelle
situation comme
une option illégitime,
afin d'exercer une
influence encore plus grande.
Les vérités
simples ("nüchtern
und schlicht")
relatives á l'homme déploient
une influence
destructrice sur le systéme
des conditions
humaines-antropologiques,
celles-ci servant
de base pour l'art. On
met l'accent de nouveau
sur "l'influence"
(Nietzsche parle
des "préconditions
les plus efficaces")
pour l'art (3)), ainsi
le représentant idéalisé
de l'artiste insiste sur
le "fantastique",
sur le "mystique",
sur l'"incertain",
sur l'"extréme",
sur "la capacité
de miracle du génie"
(4). On arrive
de nouveau au domaine commun
de l'interpénétration
des trois objectivations:
quoique l'artiste
soit l'enfant du siécle,
il ne se livre pas
au culte des vérités plus
simples et lucides,
dérivées de la cognition
scientifique, mais
il insiste sur la procédure
liée á un état
déjá dépassé d'une époque
antérieure de la
progression de la conscience
humaine. Par
cela - ici on voit la troisiéme
objectivation,
il commet un crime moral.
Le péché éthique
est indirect , et il dérive
de ce que la
forme de la conscience
scientifique n'a pas
été prise en compte.
Si les aspects du darwinisme
n'étaient découverts
jusq'á présent qu'á un
niveau tellement inférieur,
cela pourrait étre un exemple
intéressant
de la métacritique quant
á l'interprétation
de la "survie"
de l'art. Nietzsche
formule méme: "il
considére la survie
ultérieure de la modalité
de fonctionnement
comme importante en tant
qu'un engagement
scientifique pris á l'égard
du véritable"
(5).
Une résonnance ultérieure
de cette métacritique
de Nietzsche sur l'art
est que l'art a une
fonction "conservatrice"
aussi
par l'animation de ce qui
appartient au passé.
Nous n'avons pas l'intention
d'appliquer
cet argument contre l'art
au niveau esthétique
ou á celui de la critique
de l 'art, car
c'est justement l'aspect
de l'art qui le
fait unique lors de la
création des fondaments
de la conscience humaine.
Méme l'argument
métacritique de Nietzsche
touche la large
écheléle des phénoménes
d'une maniére heuristique.
On pourrait citer bien
des exemples de la
littérature historique
(et d'autres arts)
pour rendre sensible le
fait que la possibilité
qui se présente pour l'art
afin d'exprimer
le passé, c-á-d. de le
faire revivre exerce
une influence pour infantiliser
la conscience
humaine, cette infantilisation
étant pronostiquée
par Nietzsche. Il va de
soi que la question
métacritique posée ne représente
pas de la
part de Nietzsche une modalité
de jugement
á faire par ceux qui jouissent
des oeuvres
d'art, á faire de la part
de l'histoire de
littérature ou esthétique.
Il ressort aussi
du texte de Nietzsche qu'il
y a une possibilité
d'actualiser l'époque historique
á présent
d'une maniére spécifique
("un vieux
sentiment renait, le coeur
commence á battre...")
(6). Ce que Nietzsche reproche
á l'artiste,
c'est le défaut de la critique
et de la réflexion,
avec lesquelles il ne peut
(et ne veut) pas
réévaluer les caractéristiques
de l'art selon
les nouvelles coordonnées
de la conscience
de l'humanité et dans l'esprit
de la nouvelle
conscience adéquate. Par
cela l'artiste sans
réflexions contribue á
la survie de l'enfance
de l'humanité (et peut-étre,
il ne procéde
pas forcément naivement).
Les réflexions
de Marx sur l'enfance saine
de l'humanité
s'adaptent naturellement
á la metacritique
invoqué de l'art. La littérature
(l'art)
historique naissant sans
cette réflexion
trouve(nt) son alternative
lorsq'on surpasse
l'enfance du genre humain,
"la virilité"
resp. dans l'époque des
lumiéres. L'art dépourvu
de réflexion deviernt "arriéré",
et une manifestation de
la conscience inadéquate.
L'art, et la communication
littéraire sont
aptes dans cette tout nouvelle
situation
á déployer des effets neufs
et á l'époque
initiale méme éventuels
par rapport á l'ensemble
des formes de la conscience,
quioque Nietzsche
ne traite pas forcément
les modalités de
distraction de nos jours
et les arts commerciaux,
lorsqu'il passe á un contexte
ultérieur.
La question posée par lui
se rapporte méme
á ces sphéres de l'art.
Vu que l'approche
initiale de l'art n'est
plus la forme adéquate
de la conscience de l'époque,
une tension
nait entre l'art et les
formes des connaissances
de l'époque donnée. Une
de ces exigences
est que l'art puisse intervenir
de l'extérieur
dans la développement des
formes décisives
des connaissances, ainsi
que pour "faciliter
la vie" (als Erleichterer
des Lebens)
(7). Nietzsche saisit l'une
des nouvelles
fonctions de l'art d'une
maniére divinatoire.
Lorsqu'on "facilite"
la vie de
cette facon, cela n'est
pas méme apparement
identique aux arts de distractions
provoqués
par les formes antérieures
des connaissances.
Faciliter la vie, ce n'est
plus un acte naif
ou naturel, mais le résultat
d'une décision:
par la création de cette
distance, l'art
a pu remplir de nouvelles
fonctions, tout
en sauvegardant ses propres
qualités spécifiques
(et en suivant cet objectif).
Nous pourrions
formuler par des termes
plus modernes: satisfaire
aux nouveaux besoins.
Nietzsche voit deux orientations
pour faciliter
la vie. Soit l'art détourne
l'attention du
présent "plein d'efforts",
soit
il exprime le présent de
la maniére empruntée
au passé (8). Nous ne voulons
dans ce contexte
ni indiquer la métacritique
de Nietzsche
sur l'art en tant qu'une
esthétique normative,
ni interpréter ses jugements
en tant que
jugements esthétique directs.
Il est donc
evident que Nietzsche a
trouvé le fondement
de plusieurs problémes
de l'esthétique et
de la philosophie de l'art
contemporaines,
tout en diagnostiquant
les changements de
formes de l'art. Le fait
du détour du présent
plein de souffrances a
été formulée jusqu'á
présent au niveau le plus
élevé de la de
la science littéraire par
la grande oeuvre
d'Erich Auerbach: Mimése,
qui est devenu
une pensée dominante. Cet
auteur définit
la littérature réaliste
directement comme
une possibilité d'exprimer
le tragique quotidien
de l'époque, et par cela
il considére la
représentation tragique
(donc pas comique)
du présent lié aux souffrances
comme un critére.
L'illumination du présent
par "les lumiéres
du passé" touche partiellement
le probléme
de comment représenter
l'histoire, comme
il dérive de la pensée
préalablement formulée,
et il se référe d'autre
part á plusierus
problémes spécifiquement
littéraires qui
peuvent étre résolus de
cette facon. Prenons
p.ex. les problémes de
Jókai ou de Mikszáth
dans la littérature hongroise,
ou la fuite
devant les soucis réels
a pu étre expliquée
justement par la représentation
du présent
par les moyens du passé.
L'art en tant que
ce qui facilite la vie,
est d'emblée la concrétisation
de la conception philosophique
et sociologique
des connaissances dérivée
de la forme inadéquate
de conscience, resp. de
l'art. Cette conception
constitue réellement la
base théorique de
la métacritique de l'art,
elle est la nouvelle
distance de base de l'art
qui permet par
les formes adéquates contemporaines
de la
conscience que l'art liu-méme
produise la
forme inadéquate de la
conscience, tout en
satisfaisant en méme temps
les besoins mentaux
aussi. L'art n'est pas
seulement le medium,
mais aussi le générateur
des aspects psychologiques
qui entravent le déploiement
de l'esprit
des lumiéres. La métacritique
de Nietzsche
représente en plus unaniment
l'idée aussi
que, les conditions ayant
changé, l'art justifie
son existence d'une nouvelle
maniére sur
la satisfaction de ces
besoins.
L'art facilitant la vie
en ce sens-lá apparait
sous une forme plus généralisée
en tant qu'un
"étre faisant volte-face"
("rückwaertsgewandtes
Wesen) (9). Ceux qui connaissent
la formulation
de Walter Benjamin qui
aboutit á cette idée
(rückwaertsgewandte Utopie),
pourront révéler
l'importance de cette généralisation,
la
complexité multiple, et
d'emblée la bonne
possibilité de démontrer
le caractére multiforme
de la relation entre Nietzsche
et Benjamin.Ce
programme visant á faciliter
la vie, est
contradictoire á l'émancipativité
de la nouvelle
forme de conscience adéquate.
Pour illustrer
ce qui a été dit, il n'est
pas superflu d'énumérer
certains motifs de Nietzsche
qui nomment
concrétement quelques influences
de ce tournant
de l'art dirigé contre
l'émancipation: ce
tournant peut porter un
reméde á titre temporaire,
il empéche les gens d'ouvrer
pour améliorer
leur vie, car il anéantit
les passions qui
poussent les gens á agir,
et il les force
d'une facon palliative
á se décharger. On
voit l'image de l'industrie
moderne visant
á créer la conscience.
L'un des nouveaux mécanismes
d'effets de
la fonction visant á "faciliter
la vie",
exprimée d'une maniére
aigué par l'optique
de la métacritique est
que l'oeuvre d'art
cible au narcissisme décelé
(ou non décelé)
de celui qui en jouit et
"remplit les
yeux de larmes, notre coueur
de désirs"
(10). L'oeuvre (création)
de l'art approche
l'adoration de soi-méme
(cachée), de la personnalité,
du sentiment de lui survivre,
et lors de
la jouissance de la beauté
il suscite le
désir "d'étre beaux,
(car) le bonnheur
marche de pair avec elle"
(11). Les
aspects fondamenteaux du
narcissisme qui
s'actualise lors de la
jouissance des ouvrages
d'art, de la régression
intellectuelle qui
y est inhérente et de la
nouvelle intentionalité
de l'art seront saisies
par la métacritique
dans le domaine des phénoménes
provoqués
par l'effet artistique.
Le moment récapitulatif
et généralisent de
la métacritique est que
les besoins auxquels
visent les oeuvres d'art
par ses mécanismes
d'effet dans ce nouvel
univers ne sont que
les différents contenus
des besoins religieux
qui avaient perdu toute
actualité. Nous sommes
confrontés au nouvel ordre
des objectivations.
C'est á présent que l'art
a perdu son intentionnalité
millénaire naive, et selon
Nietzsche l'art
est devenu - dans la plupart
des cas d'une
maniére consciente - la
partie qui satisfait
aux nouveaux besoins humains
de portée antropologique,
tout en excluant la réligion
et en ayant
découvert les besoins spirituels.
Si nous
pensons comment émerge
l'art du culte religieux
ert quelle est l'interrelation
entre les
deux sphéres, celle-ci
étant multiforme méme
de nos jours, on pourra
tout de suite voir
clairement l'importance
de ce fait. Cette
rencontre avait une importance
extrémement
actuelle á l'époque de
Nietzsche, pendant
le deuxiéme tiers du XIXiéme
siécle. La sécularisation
progresse á un rhytme décisif,
ce qui crée
un développement proportionnel
de la nouvelle
image sociale de l'art,
cette image étant
représentée par plusieurs
artistes virtuoses
(Paganini, Tartini, Liszt,
Chopin), et la
métaphysique de l'art de
Schopenhauer - quoique
les accents soient mis
ailleurs - et tout
cela représente le point
final d'une série
d'événements romantiques
préalables: l'art
obtient un statut quasi
religieux dans la
société civile. A la fin
des années 70 Nietzsche
parle déjá d'un fait accompli,
du caractére
quasi-religieux du besoin
relatif á l'art
que l'on pourrait nommer
de nos jours, caractére
quasi religieux sociologiquement
relevant.
L'homme apparait en tant
qu'un étre régi
par les sentiments et les
besoins religieuses
n'importe ou, au fur et
á la mesure que progresse
l'esprit des lumiéres.
Nietzsche compléte
la thése déjá psychologique,
voire antropologique,
de la projection des sentiments
religieux
sur l'art en ce qu'il aborde
l'influence
qu'exercent ces sentiments
sur la politique
et plus rarement la projection
de ceux-ci
dans les sciences. Les
objectivations les
plus différentes apparaissent
de nouveau
comme des composantes du
méme contexte fonctionnel.
C'est non seulement l'art
qui est confronté
á une métamorphose dans
un espace complétement
neuf pour lui, mais les
contenus quasi-religieux
dépourvus de la fixation
religieuse seront
également actifs. Plus
l'lépoque des lumiéres
progressait dans deux directions,
plus elle
créait une alliance spécifique
méme entre
ses ennemis, tout en les
forcant á s'interpénétrer.
Nietzsche saisit ici l'une
des corrélations
principales du progrés
spirituel de toute
l'Europe, quoique sous
une forme peu déployé.
Le procédé établissant
des liens entre toutes
les objectivations essentielles
ne se contente
pas d'examiner séparément
la grande réciprocité
des interrelations entre
la science, l'art,
respectivement entre la
science et la religion,
et il transforme ce parallélisme
en un relation
triangulaire dans une forme
á laquelle il
fait allusion: il n'examine
pas seulement
l'interpénétration de l'art
et de la religion,
mais aussi l'interpénétration
réciproque
tant du coté de l'oeuvre
que du coté du récepteur
qui visent á lancer un
défi á la science.
La réorientation des besoins
religieux vers
les objectivations artistiques
est née pour
défier la science méme
deux fois: la sécularisation
a déterminé le besoin quasi-religieux
á une
date ou le systéme des
relations intentionnelles
de l'art s'était transformé
radicalement
pour défier la science,
et ce besoins religieux
étant encore libre a rejoint
l'art qui s'était
soumis á une nouvelle fonction
de l'art.
Quant á l'art, il s'est
forcément réorienté
vers un nouveau systéme
de besoins, aprés
avoir perdu les attentes
préscientifiques
naives. Plus tard, le probléme
des besoins
religieux se généralise
en se concentrant
sur la question des besoins
métaphysiques,
et il se rattache á la
question principale
de la philosophie de Nietzsche.
Il nous faut
souligner le haut degré
d'abstraction de
cette question et sa situation
spécifique
du point de vue de la théorie
d'objectivation;
il s'améne notamment que
les constatations
faites n'appartiennent
pas á la sphére de
l'esthétique ou de la philosophie
de l'art,
mais elles se concentrent
en premier lieu
sur les questions de l'interpénétration
de
certaines objectivations.
Un trait caractéristique
fondamental de la philosophie
de Nietzsche
est d'ailleurs que les
questions fondamentales
posées ne restent guére
dans les limites
d'une discipline scientifique
ou philosophique.
Cette interdépendance est
formulée par Nietzsche
d'une maniére spéciale:
"La richesse
accrue du sentiment religieux
ébranle de
nouveaux, tout en conquérant
de nouveaux
domaines pour soi-méme;
l'époque des lumiéres
en progression a pourtant
bouleversé les
dogmes religieux et a provoqué
une méfiance
fondamentale; ainsi le
sentiment déchiré
par les lumiéres se transmet
de la sphére
religieuse sur l'art..."
(12)
L'art qui embellit la vie,
supére intégre
d'emblée la vision artistique
formulée dans
la Naissance de la tragédie,
cette vision
prévoit que c'est l'art
qui rend la vie tolérable,
et l'existence digne de
vie. A l'arriére-plan
du résultat final de cette
oeuvre juvénile,
formulé en théses se trouve
un systéme total
de la philosophie qui fait
l'application
irréfléchie de cette thése,
méme en soi,
problématique. A ce moment-lá
il faut ignorer
le probléme philosophique
massif et multiple
de cet arriére-plan, car
toute littérature
sur Nietzsche interpréte
cette phase sous
la forme d'une thése déchirée
du texte. Si
nous admettons que lors
de la Naissance de
la tragédie l'art a rendu
la vie digne d'étre
vécue, c'est maintenant
l'embellissement
de la vie satisfaisant
aux besoins quasi-religieux
qui est unanimement le
reconnaissance formulant
un jugement négatif de
la métacritique. On
n'a pas toujours la possibilité
de le souligner
dument, car la vision s'est
fortement enracinée
que la philosophie de Nietzsche
est pratiquement
une philosophie de l'art,
et justement dans
le sens selon lequel l'art
est appelé á répondre
aux questions philosophiques.
Cette philosophie une fois
accusée d'avoir
embelli la vie, sera concrétisée
par des
éléments de la théorie
de l'art et par des
éléments poétiques. Cela
aboutit á l'interprétation
métacritique de "metrum"
aussi,
pendant que le "metrum"
enveloppe
la réalité d'un "voile",
le caractére
artificiel du langage (Gerede)
est enraciné
dans l'obscurité de la
pensée qui "ombrage"
l'idée, la pensée qui met
en relief, soit
l'autre coté (13). Le métrum
est donc un
moyen d'art qui revét une
importance métacritique,
car son influence esthétique
s'accroche au
systéme d'objectifs de
l'embellissement de
la vie, et cet exemple
est aussi une confirmation
unanime du caractére de
la métacritique d'art
simultanément aux sciences
des arts et á
l'esthétique. On pourra
ajouter avec toute
clarté que l'on soumet
le métrum á une critique
non pas de la part de ces
approches.
La nouvelle intentionalité
de l'art, le remplissement
de celui-ci par de récents
besoins quasi-religieux
et l'analyse métacritique
de certains outils
artistiques ne nous étonnent
pas quant on
voit que l'artiste deviendra
également une
composante de la découverte
métacritique
globale de l'art. L'art
est aussi une forme
d'expression qui se met
en pratique dans
de nouvelle conditions.
Du point de vue de
l'expression, non seulement
"la belle
áme", mais aussi "l'áme
haineuse"
(haesslich) peuvent se
realiser. On ne pourra
ignorer l'influence de
"l'esthétique
du haineux" sur Nietzsche.
Comme de
nombreaux éléments de la
discussion philosophique
de l'époque, la conception
de Rosenkranz
sur l'esthétique du haineux
seront totalement
intégrés par Nietzsche
dans sa propre philosophie,
tout en les rendant quasi
méconnaissables.
Une des conséquences projetées
par la vision
du monde sur l'art est
la transformation
de l'esthétique du haineux
en une esthétique
de l'áme haineuse. Le probléme
de l'esthétique
du haineux a pris une actualité
extraordinaire
dans l'art de l'époque
en question. L'auteur
de ces lignes interpréte,
dans l'une de ses
oeuvres antérieures, le
sujet de la décadence
sur les relations devenues
contradictoires
entre l'"idéalisme
de la personnalité"
et l'esthéticisme. L'esthéticisme
devenu
l'adversaire de l'idéalisme
de la personnalité
désintégre l'alliance qui
existait entre
le "beau" et
le "bon"
ce qui veut dire en d'autres
termes que la
manifestation directe de
l'áme haineuse peut
étre (souvent indirectement)
justifiée dans
l'art "décadent".
L'auto-réalisation de l'áme
haineuse - et
nous devons le souligner
á cause de la complexité
du probléme - ne pourrait
sembler ni pour
la solution la plus simple
du point de vue
esthétique ou de la philosophie
de l'art,
ni sociologique, celle-ci
n'étant aucune
interrelation psychologique
ou socio-psychologiques
non plus. Nietzsche ne
s'occupe donc pas
de savoir quelle est la
motivation interne
á laquelle céde l'artiste
exprimant l'áme
haineuse, il ne traite
guére la question
portant sur les conséquences
qui peut provoquer
cette impulsion en ce qui
concerne les aspects
définitifs de l'art.
Dans ce cas-lá, il ne s'occupe
pas non plus
des conséquences socio-éthiques
et sociopédagogiques
que "ce public"
entraine pour la
société, pour l'homme.
L'activité artistique
mettant en pratique l'áme
haineuse est une
question éminemment philosophique
pour Nietzsche.
L'art du passé devient
- du point de vue
de la conscience "correcte"
représentée
par la vision scientifique
du monde une forme
de la conscience fausse.
(Celle-ci sera analysée
ultérieurement en détails.)
Cette forme de
la conscience fausse qui
nait en tant que
systéme a un des éléments
de la philosophie-sociologie
de science, celui-ci est
notamment l'auto-réalisation
esthétique de l'áme haineuse.
Cette métacritique de l'art
traite la question
de savoir si ce nouveau
systéme des besoins
(déchiré des interrelations
initiales et
naives) peut étre appliqué
á ceux aussi qui
pourront étre nommés "esprits
libres"
c-á-d. qui possédent la
"conscience
correcte" aus sens
métaphorique. L'esprit
libre ayant dépassé toutes
les formes de
la métaphysique, "s'était
débarrassé"
- selon les termes de Nietzsche
- de ses
formes, et ces esprit est
sensibilisé lui-méme
aux impulsions "métaphysiques"
induqiées par l'art. Cet
exemple de Nietzsche
pourrait sembler á premiére
vue extréme.
Il décrit l'influence de
la Neuviéme Symphonie
de Beethoven: l'esprit
libre, lui-aussi,
pourra sentir "le
réve de l'immortel
dans son coeur' á un certain
point de la
symphonie (14). Il dérive
de cet exemple
aussi que la métacritique
ne s'appuie ni
sur l'esthétique ni sur
la philosophie de
l'art. Nietzsche ne s'en
prend pas au fait
que la Neuviéme Symphonie
"plaise"
á n'importe qui du point
de vue esthétique
(soit l'esprit libre).
Son probléme se pose
lors de l'analyse lorsq'on
a l'impression
de découvrir la pulsation
du fil métaphysique
muet et déchiré, et que
le contraste de la
conscience fausse et correcte
devient saisissable.
Cette métacritique de l'art
s'appuie sur
la condition d'avoir analysé
cette forme
de l'expérience vécue artistique.
Souvent
Nietzsche ne procéde pas
á une analyse détaillée
de l'experience artistique
dans le texte
de ses oeuvres, ainsi cette
interprétation
doit étre faite ultérieurement
par les moyens
appropriés afin d'assurer
la reconstruction
philosophique entiére.
Il dérive de cette
analyse des expériences
esthétiques qui est
d'ailleurs similaire aux
analyses faites
par Ernst Mach que tant
les consciences adéquates
qu'inédaquetes (nommées
par nos termes antérieurs:
fausse et correcte) se
verront confrontés
gráce á la logique et á
la pratique de l'auteur
dans le cas, ou l'esprit
libre sera le témoin
de la naissance des contenus
métaphysiques
sopus l'influence de cette
symphonie. Nietzsche
dépasse ce point également.
Il sensibilise
que ce conflit pourrait
étre conscient dans
l'esprit libre qui, dans
ce cas-lá, ressent
"une douleur fulgurante"
dans son
coeur (15), et sa personnalité
se redouble.
Nietzsche exprime le caractére
dramatique
de cette collision: dans
ces cas-lá l'esprit
libre souhaite un homme
qui pourra lui rendre
son amour "perdu",
la religion
ou la métaphysique (16).
Cette comparaison
est d'une extréme exactitude.
Nietzsche ne
parle donc pas du désir
á l'égard d'une personne
(Mensch) qui le lui rapporte.
Cette différence
est revétue d'une exactitude
historique du
point de vue psychologique
aussi: Selon l'aspect
de la psychologie historico-sociale
le phénoméne
décrit lá a joué un role
décisif dans la
création des systémes de
dépendance quand
l'idéologie constitutrice
est d'emblée la
promesse de la satisfaction
de ce besoin
métaphysique. Un troisiéme
élément intermédiaire
s'intercale entre l'objet
de la conscience
désireuse á l'égard de
la métaphysique soit
consciemment ou inconsciemment
(il est étonnant
pour Nieztzsche aussi que
cet élément puisse
étre également l'esprit
libre) et l'objet
de ce désir. La valeur
pertinente et historique
de ce moment ne saurait
étre mise en doute.
Nietzsche nomme pourtant
l'attitude intellectuelle
aussi qui pourrait signifier
la solution
de cette situation: "le
caractére intellectuel"
(intellektueller Charakter)
soumis au défi,
y doit résister avec succés
si l'influence
plus archaique de la forme
de la conscience
qui assure l'existence
de l'art devient consciente
pour lui. Vu que le caractére
intellectuel
se trouve aux limites des
objectivations,
car les sphéres de la cognition,
des moeurs,
de la religion et des arts
sont également
touchés), il aura la táche
de faire exprimer
ce parallélisme et d'assurer
l'application
de l'éclaircissement.
L'art en tant que la forme
inadéquate des
sciences et de la crélation
pourra res risques
méme pour l'artiste. Cette
interrelation
n'est pas identique á celle
qui existe quant
composantes de la nouvelle
intentionalité
de l'art, notamment il
s'agit de la forme
d'expression que choisit
l'artiste pour exercer
l'influence voulu. Le danger
qui menace l'artiste
de bonne volonté est pratiquement
celui qui
met aussi á l'épreuve la
conscience inadéquate
en général: plus l'artiste
s'identifie á
la nouvelle intentionalité
de l'art, plus
il s'identifie aux caractéristiques
de la
conscience inadéquate,
qui sont inconciliables
aux yeux de Nietzsche avec
caractéristiques
de la conscience correcte
désuette et récente.
Nietzsche rend ce processus
sensible par
une énumération étendue
et détaillée. Selon
lui, l'artiste "respecte
de plus en
plus lés émotions brusques,
il croit en Dieu
et aux démons, il donne
enthousiasme á la
nature, il hait la science,
il sera instable
dans ses humeurs, il souhaite
révolutionnér
tous les aspects défavorables
aux arts, et
il fait tout cela par l'ardeur
et inéquité
d'un enfant" (Der
Künstler kommt immermehr
in eine Verehrung der plötzlichen
Erregungen,
glaubt an Götter und Daemonen,
durchseelt
die Natur, hasst die Wissenschaft,
wird wechselnd
in seinen Stimmungen, wie
die Menschen des
Altertums, und begehrt
einen Umsturz aller
Verhaeltnisse, welche der
Kunst nicht günstig
sind, und zwar dies mit
der Heftigkeit und
Unbilligkeit eines Kindes)
(17). Cette concrétisation
de la métacritique de l'art
par Nietzsche
conserve également le caractére
qui est supérieur
á certaines disciplines,
ainsi que le caractére
de conciliateur et de médiateur
entre les
objectivations.
Le généralisation de la
nouvelle vision du
monde est liée á l'un des
éléments de base
de la philosophie de Nietzsche:
Nietzsche
est convaincu que la conscience
inadéquate
et fausse peut porter un
préjudice mental
et qu'elle peut étre identique
á une maladie
psychologique non définie
dans les détails.
Tant les individus que
certains groupes de
gens apportent un intérét
vital á la formation
des formes de la conscience
adéquate et correcte.
Il applique l'exigence
de l'adéquation de
la conscience - lors des
opérations compliquées
- á l'art qui s'est trouvé
dans une situation
différente á cause de la
nouvelle intentionalité.
Il soumet les composantes
du processus de
la création á une analyse
créative et préalable.
Cette analyse touchera
tant les oeuvres d'art
que les sphéres de celles-ci
qui sont liées
á l'aspect récepteur et
qu'il est impossible
de séparer l'une de l'autre
au niveau disciplinaire.
Ces sphéres pourraient
étre classées de nos
journal parmi les domaines
de la psychologie
de l'art ou de la sociologie
de l'art. La
série d'observations nouvelles,
d'interrelations
acquises lors de cet examen,
Nietzsche applique
aux composantes du contenu
de la vision scientifique
du monde. Dans son procédé,
les éléments
de l'analyse immanente,
de la sociologie
des sciences, de la philosophie
pratique
et de la théorie de l'objectivation
seront
intégrés. Prenant pour
point de départ l'esprit
scientifique, il aboutit
á une vision générale
de l'homme et á la concrétisation
de certains
aspects de la généralisation
de la vision
du monde, cette derniére
étant considérée
comme inévitable. Lors
de l'analyse des arts,
c'est la premiére fois
qu'il saisit avec
certitude plusieurs nouveaux
aspects de la
pénétration de l'art dans
l'esprit et dans
la sociologie. Ces aspects-lá
pourront étre
considérés - compte tenu
de leur caractére
éclaircissant et démasquent
- comme le contraire
total de la métaphysique
de l'art représentée
par Schopenhauer. Les allusions
critiques
et aptes á étre identifiées
avec exactitude
du point de vue de la philosophie,
contenues
dans Humain, trop humain
et relatives á Schopenhauer,
ont une importance particuliére.
Les résultats
de cette analyse accomplie
selon deux orientations
dans le domaines des sciences
seront appliquées
par Nietzsche dans les
deux directions. C'est
le fonctionnement et la
caractéristique véritable
de la métacritique de l'art
de Nietzsche.
Notes
(1) Friedrich Nietzsche,
Saemtliche Werke.
Kritische Studienausgabe
in 15. Baenden.
Herausgegeben von (Rédigé
par) Giorgio Colli
und Mazzino Montinari.
Berlin - New York,
1980. 141.
(2) Ibid.
(3) Ibid, 142.
(4) Ibid.
(5) Ibid
(6)Ibid.
(7) Ibid. 143
(8) Ibid
(9) Ibid.
(10)Ibid.143-144.
(11)Ibid.144.
(12)Ibid.
(13)Ibid.
(14)Ibid.145
(15)Ibid.
(16)Ibid.
(17)Ibid.149.
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